Le dernier Essaie Pas est aussi beau qu’un arc-en-ciel dans une flaque de mazout

Plus noir, non. Plus poétique, lyrique ou plus techno ? Non plus. Mais davantage psychédélique, pour sûr.

Chronique originellement parue sur Qobuz.com

On pourrait dire que cet album est plus noir que tous leurs précédents travaux, mais finalement, non. Essaie Pas a toujours été insidieusement malsain, l’âme coincée entre celle d’un Christoph de Babalon et d’un Ian Curtis. Si Demain est une autre nuit, le premier long format du couple montréalais en 2016, a été enregistré dans des bureaux désertés par leurs employés, New Path lorgne clairement sur le roman de Philip K. Dick, Substance Mort, plongée schizophrénique dans le milieu de la drogue d’une Amérique dystopique. Plus noir, non. Plus poétique, lyrique ou plus techno ? Non plus. Mais davantage psychédélique, pour sûr. Comme une mauvaise redescente, ce second opus est d’une insoutenable mélancolie qui nous laisse mentalement paranoïaques (attention aux sept vrillantes minutes du titre « Les Agents des stups »). S’il n’était pas aussi beau qu’un arc-en-ciel dans une flaque de mazout, on pourrait se surprendre à souhaiter que l’on abrège nos souffrances avant la fin des six morceaux. Une douleur exquise.

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Artwork

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